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DÉCLARATION DE LA CGT – ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

 

Les réalités de la vie des travailleuses et travailleurs de ce pays, des jeunes, des privé.e.s d’emploi, des retraité.e.s, ont émergé difficilement dans un débat politique qui a tourné en boucle autour des thèmes imposés par l’extrême droite. La vie chère, les luttes et les mobilisations ont permis de parler salaires, pensions, emplois, conditions de travail. La première préoccupation de la population est de savoir comment remplir le réfrigérateur, faire le plein de la voiture, trouver ou garder un emploi, se projeter vers l’avenir, malgré la précarité et les conditions de travail difficiles.
Le taux d’abstention de 26 % du premier tour des élections présidentielles est inquiétant et révélateur de la difficulté pour une part importante de la population de penser que la vie quotidienne pourrait s’améliorer grâce à cette élection.

La situation est grave, en France ; l’extrême droite est aux portes de l’Élysée.
Le gouvernement et le président sortant portent une lourde responsabilité sur la perte de sens du débat politique et la banalisation des idées d’extrême droite. Le mépris du président, des ministres et des élus de l’actuelle majorité, pour la population de ce pays, s’est manifesté tout au long du quinquennat, dans les paroles comme dans les actes.

Il est de notre responsabilité de dire que la politique de régression sociale, en soutien permanent du patronat, menée durant ce quinquennat comme ceux qui l’ont précédé, porte en conscience la responsabilité de la montée de l’extrême droite. Malgré les applaudissements et les discours pompeux, le gouvernement a poursuivi la destruction des services publics alors que ceux-ci sont indispensables pour assurer l’égalité d’accès de toutes et tous à la santé, à l’éducation, à la culture. Ils ont systématiquement défendu les intérêts des plus riches plutôt que le bien commun et la lutte contre le réchauffement climatique.
Ne pas répondre aux légitimes exigences sociales des salarié.e.s d’augmenter les salaires comme les pensions ou encore s’entêter à maintenir le projet de retraites à 65 ans serait lourd de conséquence.

Surfant sur les divisions et la désespérance sociale, l’extrême droite, à travers le score de la candidate Le Pen mais aussi de Zemmour et de Dupont-Aignan, a cumulé au 1er tour à plus de 32% des suffrages exprimés.
La CGT réaffirme que ces partis et leur programme vont à l’encontre de l’intérêt du monde du travail. Au cours de l’histoire comme aujourd’hui dans de nombreux pays, les dirigeants se réclamant de cette idéologie, à l’image de Poutine, Bolsonaro, Orbàn, suppriment les libertés syndicales et démocratiques, cassent les garanties sociales, divisent les travailleurs et les travailleuses, brisent les solidarités. Partout dans le monde, l’extrême droite, en focalisant son programme sur de fausses explications de la crise, exonère le patronat et les vrais responsables en trompant la légitime colère sociale de la population.

L’extrême droite raciste, antisémite et xénophobe, est toujours la pire ennemie des travailleurs, des grèves et des syndicats. Toujours discriminante, c’est aussi l’ennemie des droits des femmes, des LGBT, de toutes les libertés démocratiques et de la paix. Leur proposition de mise en place de la préférence nationale, renommée priorité nationale, instaurerait un régime de discrimination systémique dans le pays. L’histoire le montre, il y a une différence de nature entre les partis républicains qui accèdent au pouvoir et le cèdent et l’extrême droite qui, une fois arrivée au pouvoir, le confisque.

À l’opposé, la CGT porte une histoire de luttes contre l’extrême droite et des valeurs universelles de solidarité, de fraternité, d’égalité entre les salariés, par-delà leur statut, leur origine, leur nationalité, leurs opinions philosophiques ou religieuses. La CGT n’est pas propriétaire des voix de ses syndiqué.e.s. Notre organisation est indépendante mais pas neutre, elle porte une histoire et des valeurs collectives opposées de celles de l’extrême droite. Pas une voix du monde du travail pour l’extrême droite, elle doit être combattue partout.

Avant comme après les élections, la CGT s’opposera aux reculs sociaux et construira avec les travailleurs et les travailleuses les luttes nécessaires à la défense de leurs intérêts. D’ores et déjà, pour nos salaires, nos retraites et nos emplois, la CGT appelle l’ensemble des salarié.e.s et des organisations syndicales à faire du 1er-Mai une journée de mobilisation unitaire exceptionnelle pour porter ces revendications, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs et des travailleuses, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.

Montreuil, le 12 avril 2022

 

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AGENTES ET AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE :
MOBILISE-ES ENSEMBLE LE 1ER MAI

PAS UNE, PAS UN D’ENTRE NOUS NE DOIT MANQUER AUX MOBILISATIONS DU 1ER MAI !

Les organisations syndicales de la Fonction publique se félicitent de l’appel unitaire interprofessionnel à la mobilisation pour le 1er mai qui vient d’être rendu public. Elles s’investissent sans réserve dans cet appel.


Les enjeux écologiques, des services publics, du pouvoir d’achat, de la protection sociale et des retraites sont d’ores et déjà au coeur de l’actualité et le seront davantage encore à la fin avril.


Dans les circonstances graves et particulières que nous connaissons aujourd’hui, ce 1er mai sera aussi l’occasion pour le mouvement syndical de rappeler sa dimension internationale et sa solidarité pleine et
entière avec le peuple ukrainien, toutes celles et ceux qui vivent en Ukraine, ou qui ont dû la fuir, qui subissent l’intolérable agression armée de Poutine. Cette solidarité s’exprime également avec les travailleuses et travailleurs russes qui subissent les conséquences de la guerre et le régime autoritaire, et qui, nombreux, ne sont pas d’accord avec cette guerre et combattent leur gouvernement.


A proximité immédiate du premier tour des élections présidentielles, nos organisations syndicales rappellent leur attachement aux valeurs démocratiques et leur rejet des thèses de l’extrême droite.


Pour la fonction publique, de nouveau rudement mise à mal ces dernières années, ensemble, nos organisations syndicales exigent :

  •  Une forte et urgente augmentation salariale, principalement axée sur la hausse de la valeur du point d’indice, sur l’attribution d’un nombre de points d’indice identique pour tous-tes, une meilleure reconnaissance des qualifications, de plus grandes amplitudes de carrière, des mesures structurantes pour conquérir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et une revalorisation des pensions.
  • Des créations d’emplois statutaires dans les nombreux secteurs des trois versants de la Fonction publique qui en ont besoin.
  • Des dispositifs concrets permettant de combattre et de résorber la précarité, en commençant par des plans de titularisation.
  • Le renforcement du Statut général, garantie pour les citoyens d’un agent public neutre et impartial dans l’exercice de ses missions publiques.
  • L’amélioration des conditions de travail et de l’organisation du travail pour une meilleure protection de la santé et sécurité pour l’ensemble des agents des trois versants de la fonction publique.
  • L’arrêt des régressions en matière de retraite et de pension civile – avec en particulier notre opposition à toute mesure de report de l’âge légal – et, à l’inverse, des améliorations pour toutes et tous.
  • Une place prépondérante à la démocratie sociale, le respect des prérogatives des organisations syndicales représentatives et des droits syndicaux ainsi que des organismes consultatifs.
  • Des budgets conséquents et ambitieux permettant de satisfaire ces revendications.

Pour la CGT Fonction publique, la FSU, Solidaires Fonction publique et l’UNSA Fonction Publique, ces sujets devront impérativement s’inscrire dans un véritable processus de négociation.

Communiqué 

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1 mai 2022:Plus que jamais mobilisé-es pour nos revendications

Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, la mobilisation sera nécessaire.

La situation économique et sociale est en effet marquée par l’aggravation des inégalités, de la précarité et par la crise écologique qui s’accélère dangereusement. Les questions des salaires, des services publics, de protection sociale et de transition écologique devraient être au coeur des débats et amener des réponses concrètes.

Enfin, l’exigence de paix est aussi une revendication syndicale dans le contexte terrible des  guerres notamment en Ukraine. C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, UNSA, Solidaires, FSU, UNEF, VL, MNL et FIDL appellent d’ores et déjà à préparer un 1er mai revendicatif pour faire de cette journée un temps fort de la mobilisation pour les salaires, les pensions, la protection sociale, les emplois, les services publics, l’engagement de la rupture écologique, la paix.

Pour une rupture profonde en matière salariale et pour les pensions. Avec un taux d’inflation qui s’emballe, la situation faite aux agent-es du public comme aux salarié-es, aux retraité-es, aux privé-es d’emploi comme aux étudiant-es n’est plus tolérable tandis que les milliardaires en France ont accumulé 236 milliards supplémentaires lors de la pandémie. Dans le public comme dans le privé, le travail des salarié-es doit être reconnu à la hauteur de sa valeur, des richesses qu’il crée, et garantir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Les étudiantes doivent pouvoir faire leurs études sereinement sans subir la précarité. Les pensions de retraites doivent être également revalorisées. Le 1er mai, exigeons des mesures fortes et générales d’augmentation des salaires et des pensions, des bourses étudiantes et un plan de rattrapage des pertes accumulées.

Pour arrêter de malmener les services publics. Alors que les services publics contribuent à répondre aux besoins de la population et à réduire les inégalités, pour les organisations syndicales, il est aujourd’hui temps de reconnaitre la valeur et l’engagement de leurs agent-es en améliorant leurs conditions de travail et en revalorisant d’urgence le point d’indice. L’urgence est en effet au renforcement et à la consolidation des statuts, à l’embauche massive et à la juste rémunération de tous les fonctionnaires.

Pour défendre et conforter notre modèle social. Les organisations syndicales continuent d’exiger la suppression de la réforme de l’assurance chômage, comme elles s’opposeront à tout projet visant à reporter l’âge légal de départ en retraite. La préservation de notre modèle social et de son financement passe par la lutte contre le chômage, par les augmentations de salaires, par la lutte contre l’évasion fiscale ou encore par la fin des exonérations de cotisations sociales non compensées par l’État.

Pour la transition écologique. Ce 1er mai doit être l’occasion d’exprimer la nécessité de mesures fortes et immédiates pour éviter les conséquences dramatiques du dérèglement climatique pour les écosystèmes et les populations. Cette question concerne au tout premier chef le monde du travail.

Pour lutter contre les semeurs de haine. Les organisations s’indignent de la montée des discours d’extrême droite qui propagent la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme et qui rejettent les luttes sociales, féministes, humanistes, ou encore d’identités sexuelles et de genre. Les organisations appellent à faire de ce 1er mai un moment fort de réaffirmation des valeurs de solidarité et d’égalité et d’opposition à toutes les formes de discriminations.

Pour la paix et la solidarité internationale. Fidèle à sa tradition internationaliste, le mouvement syndical placera aussi ce 1er mai sous le signe de sa solidarité avec le peuple ukrainien, et tous les peuples victimes des guerres. Les réfugié-es, d’où qu’elles et ils viennent doivent être accueilli-es dignement et sans discrimination, les citoyen-nes russes et biélorusses qui expriment leur opposition à la guerre doivent être soutenu-es. Nos organisations dénoncent l’agression de la Russie et militent pour la paix. Celle-ci passe par un retrait immédiat des troupes russes du sol ukrainien et par le retour à la diplomatie afin de dégager une solution respectueuse des droits des peuples et du droit international. Les crimes de guerre doivent être dénoncés et punis quel que soit le pays où ils sont commis. Enfin, les organisations syndicales exigent une politique d’accueil humaniste qui soit la même pour toutes et tous les réfugié-es quels que soient leurs pays d’origine.

Pour toutes ces raisons, la CGT, l’UNSA, Solidaires, la FSU, l’UNEF, la VL, le MNL et la FIDL appellent salarié-es, agent-es public-ques, jeunes, retraité-es ou encore les privé-es d’emploi à participer aux rassemblements et aux manifestations le plus massivement possible le 1er mai.

 

Communiqué 

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5 avril : Continuons à faire entendre la voix des AESH pour gagner !

Manifestation à Paris le 5 avril – Départ 13h 

Devant le secrétariat d’état chargé des personnes handicapées
Place Pierre Laroque (angle avenue Duquesne/ avenue de Ségur) Métro Ecole militaire vers le ministère de l’Éducation nationale


Depuis un an, les mobilisations des AESH ont été des succès incontestables, démontrant que la colère
s’amplifie. Ces journées d’action, largement relayées dans les médias, rassemblent des cortèges imposants partout en France : la mobilisation ne faiblit pas. Les AESH aspirent à exercer leur métier dans des conditions dignes mais le ministre reste sourd à leurs revendications.


Elles et ils contribuent pleinement par leur professionnalisme à la réussite de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Pourtant, le ministère poursuit son attitude méprisante en leur imposant :
– La précarité, un salaire insuffisant et des temps incomplets qui les contraignent au cumul d’emploi
– Les PIAL qui dégradent leurs conditions de travail. C’est une politique du chiffre au détriment de la santé mentale et physique qui aboutit à de nombreuses démissions et la perte de sens de leur métier, notamment par le saupoudrage de l’accompagnement des élèves et par le manque de reconnaissance de l’institution.


La journée de lutte pour les droits des femmes le 8 mars a été l’occasion de rappeler que 92% des AESH
sont des femmes. La précarité, qui leur est imposée, contribue aux inégalités salariales dans l’Éducation nationale et à leur dépendance financière. Le sort qui leur est réservé s’inscrit dans une politique inacceptable de précarisation des personnels de la Fonction publique. L’obtention d’un statut pour les AESH serait une victoire pour l’ensemble des personnels du service public d’éducation.


Leurs revendications sont plus que jamais légitimes. L’intersyndicale FSU, CGT, SUD-Solidaires, SNALC et SNCL appelle en Ile-de-France les AESH à une nouvelle journée d’action le mardi 5 avril et à se mobiliser massivement par la grève et la manifestation pour :

Augmenter les rémunérations de toutes et tous les AESH sur toute leur carrière
– Leur garantir la possibilité de travailler à temps complet pour vivre dignement de leur travail
– Abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens
– Créer un véritable statut de la Fonction publique, de catégorie B, pour reconnaître le
métier d’AESH et donner l’accès à des formations qualifiantes à la hauteur des missions
– Recruter les AESH qui manquent pour permettre à tous et toutes les élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement correspondant pleinement à leurs besoins.

C’est pourquoi l’intersyndicale appelle à poursuivre ce mouvement avec l’ensemble des personnels pour obtenir la satisfaction des revendications des AESH. Elle appelle à faire du mardi 5 avril une grande journée nationale de grève et de mobilisation dans les départements et académies.
Les assemblées générales doivent être l’occasion de débattre pour renforcer la mobilisation dans l’action
commune la plus large possible et construire, à l’instar des AESH du 94 en grève illimitée contre le PIAL, le rapport de force nécessaire qui permettra de gagner sur les revendications.

Assemblée générale des AESH en grève le 5 avril à 9h30
Bourse du travail de Paris – Salle Croizat 3 rue du Château d’eau- Métro République

 

Appel régional manifestation 5 avril AESH 

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EDITO BDT

COMMUNIQUÉ DE PRESSE UNITAIRE CGT, FSU, SOLIDAIRES

L’extrême droite est, et sera toujours, l’ennemie du monde du travail!

Depuis janvier 2014, nos organisations ont lancé une campagne de longue haleine intitulée « Uni·e·s contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques », dans le prolongement de l’appel « La préférence nationale n’est pas compatible avec le syndicalisme », signé en mars 2011.

Les politiques gouvernementales– dont notamment les mesures favorables au capital, la gestion catastrophique de la crise sanitaire –, subies par les salarié·e·s, les privé·e·s d’emploi, les retraité·e·s, les jeunes, les femmes, fournissent un terreau exploité par l’extrême droite. Les politiques d’austérité, sous l’aiguillon des organisations patronales et plus particulièrement du Medef ,génèrent une aggravation du chômage, le développement des inégalités sociales, de la précarité, de la pauvreté et des processus d’exclusion. Elles accroissent la désespérance sociale et peuvent pousser dans les bras de l’extrême droite certain·e·s salarié·e·s. Incontestablement, les politiques autoritaires et attentatoires aux libertés nourrissent également l’extrême droite.

« Respectabilité » de façade du RN et l’ultra-libéralisme raciste de Zemmour
Ce n’est pas le changement de nom  en Rassemblement national et leur volonté de donner l’image d’un parti à la fois respectable et différent des autres qui change la donne : ce parti est fondamentalement fasciste, raciste, violent, divise les salarié·e·s et au-delà tend à toujours plus opposer les habitant·e·s entre elles et eux.
Sa stratégie de dissimulation en  un « parti respectable » nourri par la colère sociale (retraite à 60 ans, augmentation de l’allocation aux adultes handicapé·e·s et du minimum vieillesse, « défense » des services publics) n’est qu’un leurre pour capter des voix de salarié·e·s frappé·e·s par les politiques néolibérales et des choix austéritaires qui se succèdent depuis des années. Les critiques sociales proclamées par ce parti sont une stratégie masquant leur absence totale de volonté de renverser le déséquilibre à l’œuvre entre celles et ceux qui possèdent du capital et les salarié·e·s ne vivant que de leur travail. Rien à attendre  de leur part pour nos salaires et nos pensions, notre protection sociale, les services publics, la sortie de l’austérité.
Zemmour, lui, ne fait même pas semblant et ne cache pas ses positions qui reprennent celles du Medef. Il est directement le produit des puissants qui l’ont créé comme personnage médiatique. C’est notamment Bolloré, grand patron, milliardaire et propriétaire de Cnews qui s’est assuré de lui donner une grande audience.
Obsédé par sa haine des immigré·e·s et des musulman·e·s, il essaie de détourner la colère populaire en créant des boucs-émissaires, fantasmant un monde qui n’a jamais existé où les seules différences seraient la couleur de peau ou la religion !

A l’opposé des orientations mortifères de l’extrême droite, nos organisations syndicales portent un ensemble de propositions alternatives visant à changer le travail pour changer la société.
Nos organisations proposent aux étudiant·e·s, aux salarié·e·s, aux agent·e·s de la Fonction publique, aux privé·e·s d’emploi, aux retraité·e·s de s’organiser au quotidien, sur les lieux de travail, d’études ou de vie, pour améliorer les droits et combattre les discriminations. De nombreuses mobilisations le  montrent : la solidarité, l’égalité des droits, la justice sociale sont  des aspirations fortes dans le monde du travail !
Par ailleurs, L’extrême droite joue aussi sur la corde « antimondialiste ». Pour notre part, nous revendiquons une autre mondialisation où les solidarités internationales priment en termes économiques, politiques et sociaux, contrairement à l’opposition entre les peuples prônée par l’extrême droite.

Nous diviser sous couvert de « préférence nationale » ne peut servir que ceux qui exploitent et accaparent les richesses.
La haine, l’exclusion, le racisme, ne sont plus le monopole des partis d’extrême droite, elles se sont largement diffusées dans toute la classe politique et participent d’une atmosphère délétère. Que le capitalisme soit d’ici ou d’ailleurs, peu importe : pour les salarié·e·s, c’est bien l’exploitation qui est en cause.
C’est bien ce système qui permet l’appropriation des richesses par une minorité. Et c’est bien l’unité des salarié·e·s dans la combativité, quels que soient leur nationalité et leur lieu de travail, qui permettra un meilleur partage des richesses.
Et c’est aussi parce que nos métiers et missions sont au service de l’intérêt général ou que nous voulons les transformer dans ce sens que nous n’acceptons pas de les voir remis en cause par la diffusion des idées d’extrême droite : que ce soit dans les services publics ou dans les entreprises privées, nous voulons travailler à l’égalité de traitement, à l’émancipation, au vivre ensemble, pas à la division et à l’exclusion.

 

Communiqué de presse unitaire

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Lumière sur les essentielles #8mars

© InfoCom CFDT

Caissières, agentes de nettoyage, de sécurité, aides à domicile ou ménagères… Pour célébrer la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, la CFDT met à l’honneur les travailleuses qui ont permis la continuité économique et sociale du pays durant les confinements. Des salariées qui attendent une reconnaissance digne de leurs métiers. Bien trop souvent, ces femmes touchent des salaires trop faibles, subissent des conditions de travail difficiles avec des conséquences sur leur santé, n’ont pas de perspectives d’évolution…

L’élaboration de cahiers de doléances

Pour rappeler ses revendications métier par métier et secteur par secteur, la CFDT appelle à un grand rassemblement à Paris devant le Panthéon (5e arrondissement) à partir de 11 h 30. Par ailleurs, les fédérations des ServicesIntercoAgriculture et AgroalimentaireSanté-SociauxConstruction et BoisTransports et Environnement ont été sollicitées afin de rédiger des cahiers de doléances récapitulant les revendications CFDT pour ces travailleuses ; elles seront transmises aux organisations patronales, à la presse et aux ministères concernés.

 

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Communiqué unitaire 8 mars 2022

Depuis maintenant 50 ans, après des décennies de luttes, une première loi sur l’égalité salariale voyait le jour et imposait non seulement un salaire égal pour un travail égal, mais aussi un salaire égal pour un travail de valeur égale. Pour autant la loi n’étant pas contraignante, aujourd’hui elle n’est toujours pas appliquée et les employeurs poursuivent la discrimination envers les femmes.

Les femmes gagnent toujours en moyenne 28,7% de moins que les hommes

Dernière hypocrisie, l’index égalité salariale mis en place par le gouvernement, par lequel, 90% des entreprises ont obtenu une bonne note, les exonérant de sanction et d’appliquer la loi. De plus cet index ne permet aucune transparence mettant les syndicats et l’inspection du travail dans l’incapacité de vérifier le calcul de l’employeur.

A l’occasion du 8 mars, Journée Internationale de lutte pour le droit des femmes, les Unions Régionales Ile de France CGT – FSU- Solidaires appellent à une grève féministe pour exiger l’égalité, au travail comme dans la vie et réaffirment l’exigence de :

  • La revalorisation des métiers féminisés

  • La fin des temps partiels imposés et de la précarité

  • La même durée pour le congé paternité / maternité post naissance pour une coparentalité réelle

  • Des jours enfants malades rémunérés, y compris pour les salarié.e.s en télétravail

  • La réduction du temps de travail pour permettre à toutes et tous de travailler en ayant du temps pour ses proches et pour soi,

  • La mise en place d’un service public d’accueil de la petite enfance et de prise en charge des personnes en perte d’autonomie. Pas question de spéculer sur nos proches !

    Pour mettre fin aux violences et sexisme au travail, dont sont victimes les femmes, qu’elles soient ouvrières, employées ou cadres, et qui ont pour conséquence de remettre en cause leur professionnalisme, de leur assigner une position d’infériorité, des tâches subalternes. Trop souvent, c’est la victime qui est sanctionnée, déplacée ou licenciée, pas l’agresseur.

    Les Unions Régionales Ile de France CGT – FSU- Solidaires, exigent :

  • Des sanctions pour toutes les entreprises qui n’ont pas de plan de prévention ni de dispositif interne de signalement

  • La formation de tous les RH, manageurs, représentant.e.s du personnel, et la sensibilisation de tous les salarié.e.s

  • La protection des victimes, y compris de violences conjugales : interdiction de licenciement, droits à absences rémunérées, à mobilité géographique ou fonctionnelle

  • Augmentation du nombre de référent.e.s harcèlement/violence et de leurs moyens

    Le 8 mars, les Unions Régionales Île-de-France CGT – FSU – Solidaires appellent à la grève, et à manifester à partir de 13h30 à Gare du Nord.
    Les Unions Régionales Île-de-France CGT – FSU – Solidaires appellent à poursuivre la mobilisation du 8 mars, pour agir sur les revendications salariales prioritaire pour l’augmentation des salaires, des rémunération, des pensions et minima sociaux en préparant d’ores et déjà, partout sur les lieux de travail et de vie, avec les salarié.e.s, retraité.e.s et privé d’emploi, la journée de mobilisation unitaire du 17 mars prochain.

Montreuil, le 17 février 2022

communiqué unitaire pour le 8 mars 2022

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CFDT

Jeudi 3 février 2022, la CFDT avec les travailleurs essentiels

« On ne veut pas des miettes ! » Un millier de travailleurs essentiels1, dits aussi de la deuxième ligne, ont crié leur colère sur le quai André-Citroën, dans le 15e arrondissement de Paris, ce jeudi 3 février. Près de deux ans après le début de la crise sanitaire, ceux qui ont été applaudis au même titre que les soignants attendent toujours de voir leurs salaires et leurs conditions de travail s’améliorer.

1: Il s’agit des salariés du commerce alimentaire, du nettoyage, de la sécurité, de l’agroalimentaire, des aides à domicile et ménagères… Selon la Dares, « 4,6 millions de salariés du secteur privé ont encouru un risque de contamination durant la crise sanitaire en continuant d’apporter à la population les services indispensables à la vie quotidienne ».

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