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Il est urgent d’agir !

Augmentations des salaires, minima sociaux et des pensions !

Alors que Macron nous parle de fin de l’abondance….Les salarié.es du privé et du public, retraité-es, étudiant-es n’ont pas encore vu le début de celle-ci ! La question salariale, les minima sociaux, les pensions et les retraites insuffisants touchent tout le monde en Île-de-France et force est, de constater que le compte n’y est pas : les salaires sont toujours trop bas. Les unions régionales CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à une forte journée de grève et de mobilisation afin de faire entendre la voix des salarié-es, des fonctionnaires, des retraité-es et des étudiant-es.

En Île-de-France, selon l’INSEE, 15,6% de la population vit sous le seuil de pauvreté (9% dans l’ensemble du territoire) avec des disparités très fortes selon les départements. La pauvreté a bondi ces dernières années : dans certains quartiers le taux de pauvreté atteint les 60% ! Et le phénomène des travailleur-ses pauvres explose. À cela s’ajoutent les difficultés liées à un coût de la vie bien plus important en Région parisienne qu’ailleurs notamment pour les transports et le logement. La crise énergétique pèse fortement sur la population en Île-de-France, particulièrement les plus précaires, tandis qu’aucune mesure réelle n’est prise pour une transition écologique juste. Beaucoup de travailleur-ses ont du mal à boucler leurs fins de mois qui arrivent de plus en plus tôt. En cette rentrée, l’inflation record accroît une précarité déjà dramatique chez les jeunes, qui touche les étudiant.e.s, les jeunes travailleurs, les jeunes sans formation ni emploi comme les lycéen.ne.s. Trop d’entre eux ont du mal à se loger et se nourrir tandis que les inégalités sociales s’aggravent. Alors qu’une réforme des bourses a été annoncée par le gouvernement, celle-ci ne doit en aucun précariser davantage les étudiant.e.s, mais permettre leur véritable mise en protection sociale et leur autonomie financière.

Nombre d’étudiant-es, obligé-es de cumuler jobs et études, survivent dans une extrême précarité, et sont parfois obligé-es d’abandonner les études, de sacrifier leurs rêves, leurs carrières… Les mesures gouvernementales annoncées sur le pouvoir d’achat ne répondent pas à la paupérisation de la population. La loi votée cet été se contente de poser quelques rustines. Les exonérations de cotisations patronales amputent le salaire socialisé en fragilisant la protection sociale. Ce mécanisme est une trappe à bas salaire amplifié par un Smic qui stagne. Ce dernier n’aura augmenté que de 2,01% au 1er août de manière « automatique ». De même, dans la fonction publique, la revalorisation de 3,5% de la valeur du point d’indice est en deçà de l’urgence à relever l’ensemble des rémunérations de 10% au moins tout de suite pour préserver les conditions de vie de toutes et tous. Pour les retraité-es, les 4% de revalorisation des pensions ne correspondent pas à l’inflation, la situation des retraité-es continue donc de se dégrader. De même, le projet de réforme de l’assurance chômage, qui va à l’encontre du droit des travailleur-euses va impacter fortement leur pouvoir d’achat.

Pour une hausse des salaires, des minimas sociaux, des pensions et des retraites tous-tes en grèves le 29 septembre. Construisons cette journée dès maintenant sur nos lieux de travail, nos administrations, nos universités, dans les Assemblées Générales et préparons déjà les suites.

Rendez-vous le Jeudi 29 septembre – place Denfert Rochereau 14h vers Bastille

Paris, le 19 septembre 2022

 

Communiqué 

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Intersyndical

La priorité de la rentrée sociale n’est pas la baisse des droits au chômage !

En cette rentrée sociale, le pouvoir d’achat et l’augmentation des salaires, des pensions, des retraites, minimas sociaux et bourses d’études demeurent un sujet majeur pour nombre de travailleuses, travailleurs et jeunes. Comme nous le déclarions le 12 juillet, la préservation du pouvoir d’achat nécessite toujours un meilleur partage de la richesse.

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La Bourse du Travail était présente à la fête de la ville !

Le syndicalisme est indispensable à la démocratie et aux avancées sociales !

Comme chaque année la Bourse du Travail a tenu un stand à la fête de la ville de Malakoff qui a eu lieu du 25 juin au 26 juin 2022.

Un tract de la bourse du travail a été distribué aux différents passants faisant suite aux derniers résultats des législatives, en expliquant que  » Se syndiquer, c’est s’impliquer dans cette bataille, c’est agir en cohérence avec son aspiration, son action politique pour la transformation progressiste de la société, c’est prendre toute sa part pour faire du syndicalisme l’outil, incontournable et déterminant pour réussir à changer durablement la vie ».
Ce tract a permis d’avoir des échanges avec les différents passants tournant autour de l’importance de se syndiquer qui ont aboutit à une quinzaine de prises de contacts dont 6 adhésions au sein de l’UL CGT Malakoff.

LA BOURSE DU TRAVAIL DE MALAKOFF :

📧 : boursedutravailmalakoff@gmail.com

✍️ : 24/28 rue Victor Hugo 92240 Malakoff

☎️ : 0155480631

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Tu as voté pour la NUPES ou une autre formation de gauche ?

Tu n’es pas syndiqué.e ?

L’entrée de nombreuses et nombreux député.e.s de la NUPES à l’assemblée nationale est une bonne nouvelle pour toutes celles et ceux qui agissent dans l’entreprise et dans la cité, pour le progrès social, démocratique et écologique. Mais restons lucides, cela ne suffira pas pour imposer une politique de rupture qui réponde aux besoins populaires. Il faut pour y parvenir une inter- vention citoyenne à tous les niveaux pour permettre au plus grand nombre, de toutes catégories sociales, de peser sur toutes les décisions et lieux de pouvoir.

Le syndicat intervient directement au cœur du système d’exploitation où se forment les rapports sociaux qui structurent toute la société. Il permet à toutes celles et ceux qui « ne sont rien » de s’exprimer, de se faire respecter et, par l’action et les luttes collectives, de faire reculer le pouvoir unilatéral des employeurs privés comme publics.

Il impose au libéralisme et au lien de subordination qui découle de la toute puissance des objectifs stratégiques et financiers de l’entreprise, la recherche de solidarité d’intérêt et d’actions communes, la valorisation du travail pour le bien commun.

Mais si le syndicalisme est indispensable a la démocratie et aux avancées sociales dans l’entreprise il ne l’est pas moins dans la société toute entière.

En effet, les syndicats offrent un espace de participation aux groupes sociaux dépourvus du droit de cité et en cela demeurent un outil essentiel d’émancipation populaire. L’affaiblissement du syndicalisme ces 30 dernières années correspond à l’accentua- tion des phénomènes de ressentiment et de violence dans toute la société. Quand on n’est ni respecté, ni entendu, on devient une proie facile pour les idées d’extrême-droite et toutes les formes de division et de rejet de l’autre. L’entrée en nombre de député.e.s du RN en est la résultante inquiétante. A l’opposé, faire reculer ces idées et leur substituer une dynamique qui fasse émerger une politique guidée par les besoins humains et environnementaux, passe par la possibilité pour chacune et chacun de s’exprimer, de débattre, de décider collectivement pour développer les luttes populaires et inverser les rapports de force à tous les niveaux.

C’est dans ce sens que la place et la force du syndicalisme nécessite l’intérêt et l’engagement de toutes celles et ceux qui aspirent à ce changement de société, donc en premier lieu des militant.e.s et votant.e.s pour la NUPES.

Et c’est parce qu’évidemment cette vocation démocratique des syndicats n’a rien de naturel qu’elle nécessite l’apport en plus grand nombre d’hommes et de femmes qui œuvrent pour une politique progressiste. C’est une nécessité pour développer un syndicalisme qui soit non seulement un contre-pouvoir dans la réalité de l’entreprise aujourd‘hui mais également un outil d’in- clusion et de représentation de la diversité du monde du travail dans la société.

Se syndiquer, c’est s’impliquer dans cette bataille , c’est agir en cohérence avec son aspiration, son action politique pour la transformation progressiste de la société, c’est prendre toute sa part pour faire du syndicalisme l’outil, incontournable et déterminant pour réussir à changer durablement la vie.

Si vous êtes déjà syndiqué.e, passez ce tract à quelqu’un de votre connaissance qui ne l’est pas !

 

Tract Bourse du Travail 

La bourse du Travail était présente à la fête de la ville : 

 

 

 

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legislatives2022

Rencontre des militant.e.s des syndicats avec les candidat.e.s de la NUPES aux législatives

 

Aurélien Saintoul et Claire Gabiache, candidat.e.s de la Nouvelle Union Populaire, écologique et sociale (NUPES) sur Malakoff, Montrouge et Bagneux lors des élections législatives des 12 et 19 juin ont sollicité la Bourse du Travail pour rencontrer les syndicalistes des différentes organisations de la circonscription.  

 Les candidat.e.s  présenteront les axes de programme qu’ils défendront à l’assemblée nationale s’ils sont élu.e.s.

Ils souhaitent échanger avec les militants syndicaux sur les questions et propositions syndicales qui se posent, sur les luttes sociales  sur lesquelles ils  interviennent, sur leur attentes vis-à-vis des politiques pour, chacun dans son domaine, travailler en convergence à construire un rapport de force en capacité d’imposer le progrès sociale et démocratique et tourner la page de la politique de régression et de mépris pour les syndicats dont la  députée actuelle Laurianne Rossi  est une fervente artisane.

Cette rencontre aura lieu le vendredi 3 juin 12h00 à 14h00 à la Bourse du Travail de Malakoff, 24 rue Victor Hugo, autour d’un buffet déjeunatoire.

Pour des raisons d’organisation, nous vous demandons de bien vouloir signaler votre participation :

LA BOURSE DU TRAVAIL DE MALAKOFF :

📧 : boursedutravailmalakoff@gmail.com

☎️ : 0155480631i

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EDITO BDT

LA FORCE DU SYNDICALISME :

UN ENJEU ESSENTIEL POUR UN CHANGEMENT PROGRESSISTE DE LA SOCIETE

Plus de 11 millions de voix se sont portées au 1er tour des présidentielles sur des candidats qui défendaient des programmes de progrès social, démocratique et écologique. Cela dans un pays qui compte moins de 2 millions de syndiqué.e.s, toutes organisations confondues…cherchez l’erreur !

Ce constat interpelle pour le moins le syndicalisme, bien sûr, mais également les forces politiques de transformation sociale, le mouvement associatif progressiste et en premier toutes celles et ceux qui militent et/ou votent pour des politiques porteuses d’ambitions en matière de réponse aux besoins sociaux et aux exigences de démocratie et de protection environnementale, mais qui ne sont pas eux-mêmes syndiqué.e.s.

En effet, qui peut croire qu’il suffira d’une prise de pouvoir par les urnes pour imposer une politique de rupture avec le libéralisme, qui réponde au contraire aux besoins populaires ?

Il faut pour y parvenir une intervention citoyenne à tous les niveaux pour permettre au plus grand nombre, de toutes catégories sociales, de peser sur toutes les décisions et lieux de pouvoir, et pour cela, le syndicalisme, son rayonnement, son implantation, son développement, son accessibilité sont des outils essentiels.

Le syndicat intervient directement au cœur du système d’exploitation où se forment les rapports sociaux qui structurent toute la société. Il permet à toutes celles et ceux qui « ne sont rien » de s’exprimer et de se faire respecter et, par l’action et les luttes collectives, de faire reculer le pouvoir unilatéral des employeurs privés comme publics.

Il impose au libéralisme et au lien de subordination qui découle de la toute puissance des objectifs stratégiques et financiers de l’entreprise, la recherche de solidarité d’intérêt et d’actions communes, la valorisation du travail pour le bien commun.

Mais si le syndicalisme est indispensable à la démocratie et aux avancées sociales dans l’entreprise, il ne l’est pas moins dans la société toute entière.

Historiquement, comme le souligne le sociologue Karel Yon, « De la conquête des libertés politiques au tournant du 19ème siècle jusqu’à la construction de la sécurité sociale, syndicats et syndicalistes ont su édifier leurs propres institutions, façonner celles de l’Etat et des entreprises pour imposer des formes de citoyenneté sociale et industrielle qui ont permis que les classes populaires ne restent pas aux marges de la société. »

Aujourd’hui, les syndicats restent un des seuls cadres où peuvent s’engager et prendre des responsabilités des militant.e.s des classes populaires.

Ils offrent toujours un espace de participation aux groupes sociaux dépourvus du droit de cité et en cela demeurent un outil essentiel d’émancipation.

L’affaiblissement du syndicalisme dans les entreprises depuis les 30 dernières années correspond à l’accentuation des phénomènes de ressentiment et de violence dans toute la société. Quand on n’est ni respecté, ni entendu, on devient une proie facile pour les idées d’extrême-droite et toutes les formes de division et de rejet de l’autre.

Dans la période actuelle, où prend corps et audience la nécessité d’un changement de cette politique dominée par les intérêts financiers pour en faire émerger une autre, guidée par les besoins humains et environnementaux, la possibilité pour chacune et chacun de s’exprimer, de débattre, de décider collectivement est déterminante pour inverser les rapports de force à tous les niveaux.

C’est dans ce sens que la place et la force du syndicalisme nécessite l’intérêt et l’engagement de toutes celles et ceux qui aspirent à ce changement de société. Et c’est parce qu’évidemment cette vocation démocratique des syndicats n’a rien de naturel qu’elle nécessite un travail militant, des pratiques organisationnelles pour lesquelles l’apport en plus grand nombre de femmes et d’hommes qui œuvrent d’une manière ou d’une autre pour l’émergence d’une politique progressiste est déterminante. C’est une nécessité pour développer un syndicalisme qui soit non seulement un contre-pouvoir dans la réalité de l’entreprise aujourd’hui mais également un outil d’inclusion et de représentation de la diversité du monde du travail dans la société. Cela suppose de nombreux champs d’intervention : éducation politique à l’histoire du mouvement ouvrier, aux valeurs et aux pratiques de la démocratie, de l’égalité et de la solidarité, formation, organisation et structuration pour l’intégration, la représentation et la promotion des jeunes, des femmes, des immigré.e .s, le renforcement et l’implantation dans les PME, dans les catégories les plus précaires et les plus exploitées, etc…

Être syndiqué.e , donc se syndiquer, c’est s’impliquer dans cette bataille, c’est agir en cohérence avec son aspiration, son action politique pour la transformation progressiste de la société, c’est prendre toute sa part pour faire du syndicalisme l’outil indispensable pour réussir à changer durablement la vie.

 

LES CHANTIERS DE LA BOURSE

 

  • Les permanences à la Bourse du Travail sont désormais assurées par Madeleine les lundis, mardis et jeudis de 10h à 16h.

En dehors de ces horaires, vous pouvez laisser un message sur le répondeur, nous joindre par mail, sur les réseaux sociaux et sur les téléphones portables des administratrices et administrateurs. Les permanences des syndicats ne changent pas.

Les éventuelles modifications seront communiquées en temps utile.

  • Le 4 mai a eu lieu une rencontre avec un journaliste de « Vie Nouvelle » qui prépare une série d’Articles sur les Bourses du Travail et dont le premier sera consacré à celle de Malakoff.
  • A partir de la rentrée, la Bourse du Travail organisera une série de journées d’études/formation ouvertes sur des thèmes touchant aux enjeux sociaux actuels. Les 2 premières seront sur « les services publics » et sur « la production et la répartition des richesses aujourd‘hui ». Une sur « la sécurité sociale » est en préparation. 2 autres seront plus spécialement destinées aux responsables syndicaux sur « les protocoles électoraux » et « les négociations annuelles obligatoires » (NAO)
  • Le 9 mai a eu lieu un échange avec l’association « Scarabée » sur les problèmes rencontrés par les migrants dans le travail.
    5 axes de travail commun ont été retenus :

1/ Contribution de la Bourse dans l’information que l’association fournit aux migrants sur leurs droits au travail, notamment sur les démissions et licenciements ;

2/ La mise en relation avec la Bourse du Travail et un.e correspondant.e des organisations syndicales qui le souhaitent pour intervenir rapidement en cas de convocation à un entretien préalable à sanction ou de licenciement « brutal » ;

3/ L’aide à la constitution et au suivi de dossiers prud’hommes ;

4/ L’organisation d’une journée de formation sur le contrat de travail et sur la feuille de paie à la rentrée, dans les locaux de la Bourse, avec présentation des syndicats ;

5/ Mettre le lien du site et de la page Facebook de Scarabée sur notre site et nos réseaux sociaux.

  • La souscription participative pour le financement du spectacle « Faire commun.e » a permis de collecter pour l’instant plus de 4000 euros. Merci aux syndicats, parti politique, associations et à toutes celles et ceux qui ont participé…Ca reste possible de le faire pour ceux qui auraient des regrets de n’avoir rien versé, ou qui auraient oublié !
  • Plusieurs projets sont dans les tuyaux pour le second semestre :

– La reprise de « Faire commun.e » pour les élèves des collèges

– La présentation du spectacle « Militer »

– De initiatives sur les droits syndicaux et sur la protection sociale

…et bien sûr le soutien aux luttes et aux actions des syndicats dans les batailles revendicatives indispensables pour répondre aux urgences sociales d’aujourd’hui et contribuer à l’avènement d’une politique de progrès social.

 

Enfin, la Bourse du Travail et les syndicats seront présents à la Fête de la Ville les 25 et 26 juin prochains. Nous espérons vous y rencontrer nombreuses et nombreux.

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FSU

FSU : Stage « Collaboration enseignants et AESH »

« Collaboration enseignants et AESH », avec Grégoire Cochetel

Tel est le thème du stage de formation syndicale organisé par la FSU 92 et ses syndicats (SNUipp, SNES, SNEP) à Malakoff

le 12 mai 2022 à Malakoff à la Bourse du travail.

Y participer est un droit ! Le salaire est maintenu.

Grégoire Cochetel a été instituteur, maître-formateur, enseignant spécialisé auprès d’élèves à besoins éducatifs particuliers en France et en Asie du Sud-Est, puis coordinateur des aides humaines pour élèves en situation de handicap en Indre-et-Loire et dans le Puy-de-Dôme. Il a également été adjoint au directeur de l’Espé Clermont Auvergne et il est désormais retraité et nous fait l’honneur de venir nous rencontrer.

Toutes les informations sur le site : https://fsu92.fsu.fr/stage-collaboration-enseignant-aesh-12-05-22/

 

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En quoi le syndicalisme est-il essentiel à la démocratie ?

Dans le collimateur du patronat et des gouvernements libéraux, l’action syndicale concourt à l’expression démocratique des travailleurs.

Publié le Mardi 26 Avril 2022 dans l’humanité

manifestation du 1er mai 1945, place de la Bastille à Paris. | AFP
 

Le syndicalisme permet par l’action collective de faire reculer le pouvoir unilatéral des employeurs et parfois même l’État.

Maryse Dumas, ancienne secrétaire confédérale de la CGT (1995-2009)

La démocratie ne peut se résumer à mettre périodiquement un bulletin dans l’urne. Elle doit surtout permettre au plus grand nombre, de toutes catégories sociales, de peser sur toutes les décisions et lieux de pouvoir. C’est l’une des missions et non des moindres du syndicalisme.

Par nature, il intervient directement au cœur du système d’exploitation, là où se noue la contradiction fondamentale d’intérêts entre capital et travail qui se répercute sur toute la société. Par son implantation et sa pratique, il permet à celles et ceux que la société brime de trouver un chemin pour s’exprimer, se faire entendre et respecter. Par l’action collective, il fait reculer le pouvoir unilatéral des employeurs, voire du pouvoir politique.

Il fait entendre les réalités sociales et parvient souvent à les modifier. Ses valeurs intrinsèques sont à l’opposé du libéralisme. À la destruction des collectifs de travail et aux mises en concurrence des salariés entre eux, il oppose, en actes, la recherche de solidarités d’intérêts et de luttes. À l’obligation d’adhérer aux objectifs stratégiques de l’entreprise pour la rentabilité du capital, il oppose la valorisation du travail et l’objectif de sa transformation pour lui donner un sens d’utilité sociale au service du bien commun. Affaibli, il a du mal aujourd’hui à déployer toutes ses potentialités, et cela participe de la crise démocratique profonde que traverse notre pays.

Sur les trente dernières années, la courbe est presque parallèle entre, d’un côté, l’affaiblissement syndical, notamment là où est son essence, c’est-à-dire sur les lieux de travail, et, de l’autre, l’accentuation des phénomènes de ressentiment et de violence tous azimuts, exacerbés par les impasses auxquelles ils conduisent. Quand on se sent isolé, impuissant à changer sa situation, quand on n’est ni respecté ni entendu, on devient une proie facile pour toutes les formes de rejet de l’autre dont l’extrême droite fait son fonds de commerce.

« L’action syndicale reste un puissant levier d’émancipation collective et d’affirmation de soi. »

C’est en se ressourçant sur ses spécificités que le syndicalisme pourra le mieux se mettre à la hauteur des défis du moment. Comme le démontrent nombre de luttes récentes, l’action syndicale reste un puissant levier d’émancipation collective et d’affirmation de soi. La déployer au maximum, notamment dans les catégories les plus malmenées par le libéralisme, est un objectif majeur. Offrir à chacune et à chacun la possibilité de s’exprimer, de débattre, de se confronter avec d’autres avant de décider collectivement est la condition d’une inversion des rapports de forces à tous les niveaux.

Rien ne peut remplacer l’expérience de la construction de luttes collectives par les salariés eux-mêmes sur leurs lieux de travail, pour faire évoluer leurs conditions de travail et d’existence. C’est le point de départ, incontournable, pour vivifier des luttes d’ensemble aux objectifs plus vastes. C’est une condition essentielle de démocratie.

Le syndicalisme a contribué à « la démocratisation de la démocratie » en permettant la participation des classes populaires.

Karel Yon, sociologue, Idhes (université Paris-Nanterre, CNRS)

On tend de plus en plus à vouloir confiner l’action des syndicats à la sphère de la démocratie sociale, souvent réduite à la pratique du « dialogue social » légitimée par les élections professionnelles. Or, le syndicalisme est essentiel à la démocratie « tout court ». Il a, pour commencer, joué un rôle décisif dans la démocratisation des sociétés nées du capitalisme industriel.

De la conquête « politique » des libertés collectives (d’organisation, de grève, de négociation) au tournant du XIX e siècle jusqu’à la construction de la Sécurité sociale au milieu du siècle suivant, syndicats et syndicalistes ont su édifier leurs propres institutions, façonner celles de l’État et des entreprises pour imposer des formes de citoyenneté sociale et industrielle qui ont permis que les classes populaires ne restent pas aux marges de la société.

« Les syndicats apparaissent aujourd’hui d’autant plus essentiels qu’ils se retrouvent bien seuls.  »

Ce concours du syndicalisme à la « démocratisation de la démocratie » s’est longtemps fait de concert avec toute une nébuleuse de partis, associations et coopératives constituant le « mouvement ouvrier ». Mais force est de constater que les syndicats apparaissent aujourd’hui d’autant plus essentiels qu’ils se retrouvent bien seuls. Face à des mondes partisans, associatifs et mutualistes où les salarié·e·s du bas de l’échelle sont devenu·e·s rares, les syndicats restent l’un des rares cadres rendant possibles l’engagement de militant·e·s issu·e·s des classes populaires et leur promotion à des rôles de porte-parole.

Directement branché sur les espaces de travail – ce qui n’est pas le cas dans tous les pays –, le syndicalisme offre un espace de participation aux groupes socialement, symboliquement ou juridiquement dépourvus du droit de cité. En cela, il a été et reste à ce jour un puissant vecteur d’émancipation, au-delà même du périmètre institué de la citoyenneté politique, comme le rappellent régulièrement les remarquables grèves des travailleur·se·s sans papiers.

Mais cette vocation démocratique n’a rien de naturel. Elle dépend d’un travail militant et de pratiques organisationnelles. Les syndicats sont des caisses de résonance des contradictions de la société. En attestent les problèmes de violences sexistes dans certaines organisations, ou l’écho que rencontrent par endroits les idées d’extrême droite.

Maintenir l’actualité d’un syndicalisme inclusif, attentif à représenter la classe laborieuse dans sa diversité, suppose de multiples efforts : efforts d’éducation politique à l’histoire du mouvement ouvrier, aux valeurs et aux pratiques de la démocratie, de l’égalité et de la solidarité ; efforts de développement et d’intégration pour représenter les jeunes, les femmes, les étrangers, les fractions les plus précaires et les plus exploitées du monde du travail qui recoupent souvent toutes ces catégories. Un gouvernement soucieux de revitaliser la démocratie serait bien avisé de rendre aux syndicats les moyens de se consacrer à ces efforts.

À lire. Sociologie politique du syndicalisme par Sophie Béroud, Baptiste Giraud et Karel Yon, Armand Colin, 2019.

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1er mai : journée internationale des droits des travailleur.euses Pour la Paix, les libertés et contre toutes régressions sociales !

 

En cette journée internationale des droits des travailleur.euses les unions régionales Ile-de-France (URIF) CGT FO FSU Solidaires UNSA, avec les organisations UNEF, Voix lycéenne et MNL, tiennent à réaffirmer leur opposition résolue à toute forme de guerre dont elles constatent que ce sont toujours les travailleur.euses qui en payent le prix fort.

Hier en Irak, en Lybie, au Mali, en Syrie, mais aussi au Yémen, en Ethiopie…comme aujourd’hui avec la dramatique agression en Ukraine. Quelle que soit la couleur des avions et des chars, ils tirent sur des populations innocentes, sur les enfants et les travailleur.euses.

Les réfugié.es, d’où qu’elles et ils viennent doivent être accueilli.es dignement et sans discrimination. Les citoyen.nes Russes et Biélorusses qui expriment leurs oppositions à la guerre doivent être soutenu.es. Nos organisations syndicales exigent l’arrêt immédiat des combats et le retrait immédiat des troupes russes du sol Ukrainien. Elles expriment leur solidarité avec les peuples qui en subissent les conséquences.

En France, entre deux échéances électorales majeures, les menaces les plus lourdes pèsent sur les conditions de vie des salarié.es, à qui on veut faire payer les effets conjugués de la crise sanitaire et de la guerre. Disons-le d’emblée, ce ne sont pas aux salarié.es de payer la crise. Alors que l’inflation galope, que les salaires sont bloqués, ce sont les travailleur.euses qui sont la cible des attaques.

Plus que jamais, nous réaffirmons notre attachement aux valeurs républicaines, à la solidarité ouvrière, au refus du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie, des slogans qui font de l’étranger, du migrant, le bouc émissaire faute d’apporter des réponses de justice sur le terrain social et économique.

Retraites
Les URIF exigent le maintien de chacun et de tous les régimes spéciaux, à commencer par ceux de la RATP et d’EDF, qui sont immédiatement menacés. Elles s’opposent aux divers projets qui remettent en cause le régime général, le code des pensions civiles et militaires, et qui aboutiraient à une baisse générale du niveau des pensions, niant les garanties collectives, les statuts des salarié.es !

Les URIF s’opposent à tout recul de l’âge légal de départ en retraite et se prononcent pour qu’il n’y ait aucune pension au-dessous du SMIC : telle est la position de nos Unions Régionales.

Les URIF s’inquiètent d’une « nouvelle méthode » annoncée par Emmanuel Macron, qui se traduit déjà dans les propos tenus par Bruno Lemaire, dès le lendemain du 2nd tour, sur un recours au 49.3 pour faire passer en force la réforme des retraites. Les URIF tiennent à réaffirmer la nécessité de défendre le paritarisme, totalement remis en cause.

Pas plus qu’en 2019, nos organisations n’accepteront de telles régressions et défendront, bec et ongles, le maintien des 42 régimes de retraites.

Pour l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minima sociaux

A l’inverse, les URIF revendiquent l’augmentation générale des salaires et du point d’indice dans la fonction publique (et donc des cotisations), l’égalité salariale Femme/Homme. Elles revendiquent que soient revalorisés les bas salaires, à temps partiel contraint et en contrats précaires, que subissent plus souvent les femmes et qui les empêchent de bénéficier d’une retraite décente. Tous les minima sociaux doivent être augmentés.

Protection sociale
La crise sanitaire a mis en lumière la destruction de notre système de santé. Nous revendiquons l’arrêt des suppressions de postes, de lits, des services hospitaliers entiers ainsi que la fermeture programmée de structures hospitalières comme c’est le cas pour les hôpitaux Beaujon et Bichat.

Le scandale ORPEA impose une véritable remise à plat de la prise en charge du grand âge et de la perte d’autonomie, par son intégration dans la sécurité sociale et par la création d’un service public doté des moyens nécessaires.

Les fermetures de lits, de services et d’hôpitaux conjugués à la baisse régulière des effectifs entrainent des conséquences désastreuses pour les malades et la dégradation de la qualité des soins comme aux remises en cause des conditions de travail des personnels.

Les URIF exigent la réintégration des personnels suspendus et le retrait de toutes les sanctions.

De la même manière, les URIF se prononcent contre toute régression annoncée des droits des chômeurs et privés d’emplois et exigent l’abrogation des dispositions récentes ayant entraînées une diminution drastique de l’indemnisation. Elles s’opposent aux dispositions arrêtées concernant l’assurance chômage et le durcissement annoncé de ces dernières.

Services publics
A l’inverse des coûteuses recommandations des « cabinets de conseil » qui recommandent de détricoter les services publics, et fort des constats établis sur la situation dramatique de l’hôpital public, nous exigeons l’arrêt des destructions des services publics qui privent les citoyens de l’égalité de traitement et détruisent les statuts des fonctionnaires et agents publics.

Les URIF se prononcent pour l’accès universel à l’énergie et le blocage des prix, pour une transition écologique créatrice d’emplois, mais également pour la défense de l’école laïque et gratuite. Contre la fin programmée de la gratuité de l’école et contre l’augmentation des frais d’inscription à l’Université, pour les maintiens des diplômes nationaux et en particulier du bac, premier grade universitaire.

Les URIF se prononcent contre les privatisations en cours et pour le retour à la nationalisation de tous les secteurs menacés (SNCF, RATP, Energie, …).

Aussi les URIF CGT FO FSU Solidaires UNSA, avec l’UNEF, la Voix lycéenne et MNL, appellent tous les salarié.es, retraité.es, privé.es d’emploi, jeunes, à manifester le 1er Mai 2022 à 14h30 Place de la République, sur la base de ces revendications.
Pour un 1er mai revendicatif, pour la paix, les libertés et le progrès social !

 

 Télécharger le communiqué ici 

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