EDITO BDT

COMMUNIQUÉ DE PRESSE UNITAIRE CGT, FSU, SOLIDAIRES

L’extrême droite est, et sera toujours, l’ennemie du monde du travail!

Depuis janvier 2014, nos organisations ont lancé une campagne de longue haleine intitulée « Uni·e·s contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques », dans le prolongement de l’appel « La préférence nationale n’est pas compatible avec le syndicalisme », signé en mars 2011.

Les politiques gouvernementales– dont notamment les mesures favorables au capital, la gestion catastrophique de la crise sanitaire –, subies par les salarié·e·s, les privé·e·s d’emploi, les retraité·e·s, les jeunes, les femmes, fournissent un terreau exploité par l’extrême droite. Les politiques d’austérité, sous l’aiguillon des organisations patronales et plus particulièrement du Medef ,génèrent une aggravation du chômage, le développement des inégalités sociales, de la précarité, de la pauvreté et des processus d’exclusion. Elles accroissent la désespérance sociale et peuvent pousser dans les bras de l’extrême droite certain·e·s salarié·e·s. Incontestablement, les politiques autoritaires et attentatoires aux libertés nourrissent également l’extrême droite.

« Respectabilité » de façade du RN et l’ultra-libéralisme raciste de Zemmour
Ce n’est pas le changement de nom  en Rassemblement national et leur volonté de donner l’image d’un parti à la fois respectable et différent des autres qui change la donne : ce parti est fondamentalement fasciste, raciste, violent, divise les salarié·e·s et au-delà tend à toujours plus opposer les habitant·e·s entre elles et eux.
Sa stratégie de dissimulation en  un « parti respectable » nourri par la colère sociale (retraite à 60 ans, augmentation de l’allocation aux adultes handicapé·e·s et du minimum vieillesse, « défense » des services publics) n’est qu’un leurre pour capter des voix de salarié·e·s frappé·e·s par les politiques néolibérales et des choix austéritaires qui se succèdent depuis des années. Les critiques sociales proclamées par ce parti sont une stratégie masquant leur absence totale de volonté de renverser le déséquilibre à l’œuvre entre celles et ceux qui possèdent du capital et les salarié·e·s ne vivant que de leur travail. Rien à attendre  de leur part pour nos salaires et nos pensions, notre protection sociale, les services publics, la sortie de l’austérité.
Zemmour, lui, ne fait même pas semblant et ne cache pas ses positions qui reprennent celles du Medef. Il est directement le produit des puissants qui l’ont créé comme personnage médiatique. C’est notamment Bolloré, grand patron, milliardaire et propriétaire de Cnews qui s’est assuré de lui donner une grande audience.
Obsédé par sa haine des immigré·e·s et des musulman·e·s, il essaie de détourner la colère populaire en créant des boucs-émissaires, fantasmant un monde qui n’a jamais existé où les seules différences seraient la couleur de peau ou la religion !

A l’opposé des orientations mortifères de l’extrême droite, nos organisations syndicales portent un ensemble de propositions alternatives visant à changer le travail pour changer la société.
Nos organisations proposent aux étudiant·e·s, aux salarié·e·s, aux agent·e·s de la Fonction publique, aux privé·e·s d’emploi, aux retraité·e·s de s’organiser au quotidien, sur les lieux de travail, d’études ou de vie, pour améliorer les droits et combattre les discriminations. De nombreuses mobilisations le  montrent : la solidarité, l’égalité des droits, la justice sociale sont  des aspirations fortes dans le monde du travail !
Par ailleurs, L’extrême droite joue aussi sur la corde « antimondialiste ». Pour notre part, nous revendiquons une autre mondialisation où les solidarités internationales priment en termes économiques, politiques et sociaux, contrairement à l’opposition entre les peuples prônée par l’extrême droite.

Nous diviser sous couvert de « préférence nationale » ne peut servir que ceux qui exploitent et accaparent les richesses.
La haine, l’exclusion, le racisme, ne sont plus le monopole des partis d’extrême droite, elles se sont largement diffusées dans toute la classe politique et participent d’une atmosphère délétère. Que le capitalisme soit d’ici ou d’ailleurs, peu importe : pour les salarié·e·s, c’est bien l’exploitation qui est en cause.
C’est bien ce système qui permet l’appropriation des richesses par une minorité. Et c’est bien l’unité des salarié·e·s dans la combativité, quels que soient leur nationalité et leur lieu de travail, qui permettra un meilleur partage des richesses.
Et c’est aussi parce que nos métiers et missions sont au service de l’intérêt général ou que nous voulons les transformer dans ce sens que nous n’acceptons pas de les voir remis en cause par la diffusion des idées d’extrême droite : que ce soit dans les services publics ou dans les entreprises privées, nous voulons travailler à l’égalité de traitement, à l’émancipation, au vivre ensemble, pas à la division et à l’exclusion.

 

Communiqué de presse unitaire

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Lumière sur les essentielles #8mars

© InfoCom CFDT

Caissières, agentes de nettoyage, de sécurité, aides à domicile ou ménagères… Pour célébrer la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, la CFDT met à l’honneur les travailleuses qui ont permis la continuité économique et sociale du pays durant les confinements. Des salariées qui attendent une reconnaissance digne de leurs métiers. Bien trop souvent, ces femmes touchent des salaires trop faibles, subissent des conditions de travail difficiles avec des conséquences sur leur santé, n’ont pas de perspectives d’évolution…

L’élaboration de cahiers de doléances

Pour rappeler ses revendications métier par métier et secteur par secteur, la CFDT appelle à un grand rassemblement à Paris devant le Panthéon (5e arrondissement) à partir de 11 h 30. Par ailleurs, les fédérations des ServicesIntercoAgriculture et AgroalimentaireSanté-SociauxConstruction et BoisTransports et Environnement ont été sollicitées afin de rédiger des cahiers de doléances récapitulant les revendications CFDT pour ces travailleuses ; elles seront transmises aux organisations patronales, à la presse et aux ministères concernés.

 

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Communiqué unitaire 8 mars 2022

Depuis maintenant 50 ans, après des décennies de luttes, une première loi sur l’égalité salariale voyait le jour et imposait non seulement un salaire égal pour un travail égal, mais aussi un salaire égal pour un travail de valeur égale. Pour autant la loi n’étant pas contraignante, aujourd’hui elle n’est toujours pas appliquée et les employeurs poursuivent la discrimination envers les femmes.

Les femmes gagnent toujours en moyenne 28,7% de moins que les hommes

Dernière hypocrisie, l’index égalité salariale mis en place par le gouvernement, par lequel, 90% des entreprises ont obtenu une bonne note, les exonérant de sanction et d’appliquer la loi. De plus cet index ne permet aucune transparence mettant les syndicats et l’inspection du travail dans l’incapacité de vérifier le calcul de l’employeur.

A l’occasion du 8 mars, Journée Internationale de lutte pour le droit des femmes, les Unions Régionales Ile de France CGT – FSU- Solidaires appellent à une grève féministe pour exiger l’égalité, au travail comme dans la vie et réaffirment l’exigence de :

  • La revalorisation des métiers féminisés

  • La fin des temps partiels imposés et de la précarité

  • La même durée pour le congé paternité / maternité post naissance pour une coparentalité réelle

  • Des jours enfants malades rémunérés, y compris pour les salarié.e.s en télétravail

  • La réduction du temps de travail pour permettre à toutes et tous de travailler en ayant du temps pour ses proches et pour soi,

  • La mise en place d’un service public d’accueil de la petite enfance et de prise en charge des personnes en perte d’autonomie. Pas question de spéculer sur nos proches !

    Pour mettre fin aux violences et sexisme au travail, dont sont victimes les femmes, qu’elles soient ouvrières, employées ou cadres, et qui ont pour conséquence de remettre en cause leur professionnalisme, de leur assigner une position d’infériorité, des tâches subalternes. Trop souvent, c’est la victime qui est sanctionnée, déplacée ou licenciée, pas l’agresseur.

    Les Unions Régionales Ile de France CGT – FSU- Solidaires, exigent :

  • Des sanctions pour toutes les entreprises qui n’ont pas de plan de prévention ni de dispositif interne de signalement

  • La formation de tous les RH, manageurs, représentant.e.s du personnel, et la sensibilisation de tous les salarié.e.s

  • La protection des victimes, y compris de violences conjugales : interdiction de licenciement, droits à absences rémunérées, à mobilité géographique ou fonctionnelle

  • Augmentation du nombre de référent.e.s harcèlement/violence et de leurs moyens

    Le 8 mars, les Unions Régionales Île-de-France CGT – FSU – Solidaires appellent à la grève, et à manifester à partir de 13h30 à Gare du Nord.
    Les Unions Régionales Île-de-France CGT – FSU – Solidaires appellent à poursuivre la mobilisation du 8 mars, pour agir sur les revendications salariales prioritaire pour l’augmentation des salaires, des rémunération, des pensions et minima sociaux en préparant d’ores et déjà, partout sur les lieux de travail et de vie, avec les salarié.e.s, retraité.e.s et privé d’emploi, la journée de mobilisation unitaire du 17 mars prochain.

Montreuil, le 17 février 2022

communiqué unitaire pour le 8 mars 2022

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CFDT

Jeudi 3 février 2022, la CFDT avec les travailleurs essentiels

« On ne veut pas des miettes ! » Un millier de travailleurs essentiels1, dits aussi de la deuxième ligne, ont crié leur colère sur le quai André-Citroën, dans le 15e arrondissement de Paris, ce jeudi 3 février. Près de deux ans après le début de la crise sanitaire, ceux qui ont été applaudis au même titre que les soignants attendent toujours de voir leurs salaires et leurs conditions de travail s’améliorer.

1: Il s’agit des salariés du commerce alimentaire, du nettoyage, de la sécurité, de l’agroalimentaire, des aides à domicile et ménagères… Selon la Dares, « 4,6 millions de salariés du secteur privé ont encouru un risque de contamination durant la crise sanitaire en continuant d’apporter à la population les services indispensables à la vie quotidienne ».

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EDITO BDT

Demain est à nous !

Newsletter octobre 2021

Dans une société sous contrôle, où nous devons montrer patte blanche pour boire un café en terrasse, il est largement temps de changer la donne.

En commençant par demander des comptes aux entreprises du CAC40 qui continuent dans l’indifférence des médias, de licencier, de délocaliser, de privatiser.

Il est vrai que depuis des jours nos dirigeants comptent sur la peur du lendemain et la division entre les citoyens pour continuer la mise en œuvre des mesures anti sociales : les classes moyennes contre les plus pauvres, les travailleurs qui ont un emploi contre ceux qui n’en ont pas, les « nationaux » contre les migrants etc…

Face à cela l’heure est à l’union et à l’action pour contrer les mauvais coups, en étant organisés, en faisant entendre haut et fort nos revendications sur la réduction du temps de travail, l’augmentation des salaires et des retraites, l’amélioration des conditions de travail et de vie, un développement durable, etc…

Les mobilisations du 5 octobre et celles qui ont eu lieu et/ou se profilent dans l’unité dans diverses professions montre une direction, un chemin qu’il faut élargir et amplifier pour imposer des mesures de progrès social et démocratique.

Dans ce sens, le spectacle débat « FAIRE COMMUN.E », que vous propose la Bourse du Travail les 11, 12 et 13 novembre prochains sera une nouvelle étape.

Nous vous y attendons nombreux !

Gérard Billon

Président de la Bourse

https://solidaires.org/Manifestation-nationale-des-retraite-es

LA BOURSE DU TRAVAIL DE MALAKOFF  

📧 : boursedutravailmalakoff@gmail.com

✍️ : 24/28 rue Victor Hugo 92240 Malakoff

☎️ : 0155480631

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