Les écoles franciliennes ouvertes au virus

Plusieurs écoles sur la circonscription seront fermées

L’ensemble des sections SNUipp-FSU
des Académies de Paris (75), Créteil (77, 93, 94) et Versailles (78, 91, 92, 95 )

Le Ministre peut continuer à s’en féliciter, les écoles sont restées ouvertes… Mais à quel prix ! L’Ile-de-France fait face à une circulation du virus très intense et malheureusement meurtrière. Même le Ministre a reconnu dans les medias le 19 mars que le taux d’incidence dans les écoles était supérieur au taux d’incidence national. Les hôpitaux franciliens sont toujours en grande tension. Les choix faits par le gouvernement placent les personnels et les familles dans des situations ubuesques voire dangereuses dans certains cas. Trop, c’est trop !

Dans un grand nombre d’écoles les conditions d’apprentissage sont fortement dégradées et nous assistons le plus souvent à une ouverture de façade qui ne garantit ni le respect du protocole sanitaire ni la continuité des apprentissages. En cas de non-remplacement, ce n’est pas aux parents d’estimer si laisser leur enfant à l’école représente un danger pour la santé de toutes et tous.

Nous connaissons les conséquences, scolaires et psychologiques, qu’a eu le premier confinement sur nos élèves et sur l’école. Le ministère était alors resté sourd aux appels du SNUipp-FSU à un plan d’urgence et de recrutement massif pour reconstruire l’école dès la rentrée.

Oui les écoles doivent demeurer des lieux d’enseignement et d’émancipation des élèves. Mais cela ne peut pas nous amener à accepter des risques inconsidérés pour ces mêmes élèves, leurs familles et les personnels francilien-nes sans compter l’impact en termes de santé publique.

Les SNUipp-FSU 75, 77, 78, 91, 92, 93, 94 et 95 dénoncent les conditions de travail actuelles des personnels et notamment des directeur-trices qui doivent gérer l’impossibilité de respecter le protocole sanitaire, la pénurie de remplaçant-es, l’organisation de plus en plus chaotique de l’école. Les inconséquences voire l’incohérence de la gestion de la situation, dans certains cas, par l’Institution est manifeste. L’ouverture des écoles “quoi qu’il en coûte” n’est plus possible !

La fermeture d’une école touchée de manière importante par le virus pour une durée minimale, la fermeture d’une classe dès le premier cas positif identifié n’est pas une remise en cause de la continuité du service public d’éducation. C’est une réponse sanitaire qui permettrait de casser les chaînes de contaminations (du moins à l’école) et de régler un grand nombre de situations. C’est la santé de toutes et tous qui doit primer !

Puisque le ministère fait le choix de rester sourd aux demandes légitimes des personnels et du corps médical, les SNUipp-FSU d’Ile-de-France appelleront les personnels à la grève comme ultime moyen de protéger leur santé, celle des élèves et des familles.

le 25 mars 2021

 

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